Dans mes songes les plus anciens, il s'endort.
Il est paisible, plus rien ne le tracasse.
Ses paupières demi-closes lui donnent un air de mort,
Mais désormais sur son lit, il se lasse.
Le sommeil de lui s'est encore éloigné,
La lune ne calme plus ses viles tracas,
Et du rivage son âme damné à jamais,
Prend vit en un autre corps, plus las
Et plus faible que son précédant.
Il se meurt de jour en jour,
Ne trouvant plus la force de se battre,
Il la quitte, se laisse mourir d'amour.
Et quand le jour se lève, que dans l'âtre
Il voit que le feu peu à peu s'éteind,
Il sent sa vie le quitter, empoisonné de douleur.
Il se bat pour la dernière fois et, sur le chemin
La douleur s'évapore, la fin est proche, il se meurt.
De sa voix s'échappe un ultime cri d'éspoir :
" Reviens,moi,comme,pour,la,première,fois" .
Il s'éssouffle, s'écroule, et son pauvre corps,
De tout son long s'étale sur les fleurs, il dort .
